Départ pour la maison Schröder-Rietveld à 9h30 (je fais des progrès). J’y arrive rapidement et commence à mitrailler la maison – qui me semble un peu grande et je n’y trouve pas grand’chose de Mondrian, à part les portes peut-être… Avant de partir, je vois des carreaux de faïence tapissant tous de dessous d’un passage de niveau – et qui représent les fameuses chaises de Rietveld. Je mitraille encore… et que vois-je de l’autre côté ! La fameuse maison. Je n’avait pas bien écouté la dame du GPS et je me suis arrête un peu plus tôt.
Je me décide finalement à faire la Route des Fleurs, en passant par Gouda qui est sur le chemin. Là-bas, je me gare juste avant la place du marché, sur le bord d’un petit canal (de toute façon il n’y a que ça dans la ville, entourant même la petite place du centre ville). Mais, oh horreur ! comme c’est une ville médiévale, les rues sont petites, et les voitures se garent au bord du canal, sans aucune rambarde de protection. Et ma portière ouvre sur l’eau. Mais, grâce à quelques contorsions j’arrive à contourner les voiture.
Sur la place du marche, j’achète un Gouda fermier (en pensant aux petits-déjeuners de Caro – coucou Caro !), alors que Stéphane m’appelle pour savoir si le GPS marche (coucou Stéphane !). La « Stadhuis » est un bâtiment extraordinaire du XIVe siècle, flanque de celui de « la pesée des Gouda » !
Puis, je continue vers Katwijk am Zee, une adorable villégiature pour familles sur la mer du Nord. Il est déjà 13 heures bien sonnées, et j’emporte mes petites courses sur la plage (saucisses de viande, gouda, pain complet, fraises hollandaises très parfumées et du yaourt fermier). Les « cabines de la mer du Nord » sont là, bien colorées et alignées et par dizaines devant les restaurants de plage. En remontant cette longue plage, je croise un couple de mariés avec leur photographe… C’est complètement surréaliste, les deux demoiselles d’honneur font la roue à plusieurs reprises. On dirait un court métrage d’auteur…
J’entre « Keukenhof » dans le GPS , mais la « dame » me fait monter sur une grande route et, dès que je vois « Panorama de fleurs », j’en sors. Pour me retrouver en rase campagne devant un hangar qui demande une entrée de 10 euros pour voir des tulipes en pots, alors que j’avais espéré les voir en plein champs. Je le redouté bien. La saison est déjà fini. Je continue quand même jusqu’à Keukenhof qui n’est pas très loin, mais là non plus il n’y a rien dans les champs qui s’étirent à perte de vue que de feuilles et des fleurs fanées.
Cela me vexe tout de même un peu, et je décide de prendre la route qui suit l’immense digue Afsluitdijk contre la mer - pour arriver à Groningen. C’est fabuleux ! Cette digue de fermeture du Zuiderzee fait 30 km de long (c’est l’arc tout au nord de la Hollande) et elle a été construite entre 1927 et 1932, un véritable défi pour l’époque qui a permis d’assécher toute une partie du pays. A peu près au milieu, il y a un monument à la gloire des travailleurs, représentés par la statue en bronze d’un ouvrier plié en deux pour soulever des cailloux. L’humanité étant ce qu’elle est, son postérieur – bien exposé par cette sorte de labeur – brille par les attouchements des tourist(e)s… Je n’ai pas pu résister non bon plus.
Avec le temps que j’ai perdu sur la digue, je n’ai aucune chance d’arriver à Dresde avant la nuit. Donc Groningen pourrait faire l’affaire, mais je n’ai pas d’adresse d’auberge de jeunesse. A une station service, il y a une pancarte avec les sévérités à visiter. Je vois une auberge au sud de Groningen, sur un lac. Essayons de faire un remake de celle d’Utrecht. Je tourne pendant plus d’une heure, trouve un « Village de Scandinaves » louant des chalets en rondins comme là-bas, dis ! Mais, c’est fermé les mardis. Rebelote, et retour à Groningen. En quittant le lac, une dernière image idyllique. Un café-restaurant dans une adorable maison tout en dentelle et transparente (c'est-à-dire puisqu’elle comporte des fenêtres sur ses quatre façades, on voit la nature et le lac à travers). Et au coucher du soleil, c’est simplement magique !
A Groningen, je trouve enfin un hôtel, Le Martini, en centre-ville. 80 euros la nuit, mais avec un parking. Il y a bien un ordi pour consulter ses mails (à 7 euros les 45 min !), mais pas d’emplacement pour une clé USB. Sur ce, après deux bières au bar, je vous dis Bonne Nuit !
jeudi 22 mai 2008
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