jeudi 22 mai 2008

Le chat qui sauva l’enfant des flots… VOYAGE JOUR 2

Départ de Bruges seulement à 10h bien sonnées. J’ai beaucoup peiné à mettre en ligne le texte. Raison pour laquelle j’avais commencer à le retaper, mais sur un clavier néerlandais, je vous assure que ce n’est pas facile ! Et les photos sont probablement trop lourdes, la deuxième (et les autres) est restée en rade sur l’ordi du Jugenherberge à Bruges… Mais j’y arriverais !

Donc, je suis partie avec ma copine GPS qui m’a amené directement à « Kinderdijk » sans rechigner, à part quelques « Attention, vitesse excessive ! », mais au « centre village », puisque la dizaine des moulins sont réparties dans la natures (ou plutôt sur les polders entre les canaux, en conséquence pas d’adresse précise pour la dame exigeante). Je sors de la voiture, pas de moulins en vu. Un vieil homme me regarde chercher par la fenêtre,derrière le rideau… Heureusement, un charmant chauffeur de bus m’indique le chemin qui suit une digue (les petites maisons par ailleurs adorables sont également regroupées sur les digues). Les champs cultivés des polders sont plus bas que l’eau des canaux (comme à la Nouvelle Orléans, et on se rappelle de la récente catastrophe). C’est assez flippant.

Arrivée sur la digue des moulins de Kinderdijk, j’ai pu monter dans un bateau rudimentaire qui partait faire un tour d’une demi-heure avec des écoliers britanniques. Après, j’ai fait un tour à pied. Il y a des moulins qui se visitent. J’essaierais de mettre en ligne la petite vidéo « son et lumières » qui montre comment ça craque et soufflent là-haut à l’intérieur au sommet.

Mais revenons à nos affaires. Le nom Kinder (enfant) dijk (digue) vient, selon la légende, du fait que pendant la grande inondation qui détruisit pas moins de 60 villages, un chat avait équilibré le berceau d’un bébé qui s’était échoué sain et sauf sur cette digue. Ti-Teuf sera certainement très content de la savoir. Tu le lui diras, Monika ?

Après, on s’est brouillé la dame du GPS et moi. N’ayant pas pris la peine de chercher l’adresse exacte de la Maison Schröder à Rietveld près d’Utrecht, j’ai tout simplement rentré « Rietveld » sur le GPS. Je me suis retrouvé à la campagne, sur des routes tellement petites que deux voitures ne pouvaient plus se croiser, au milieu des vaches et des prés, le tout cerné par des canaux. Au lieu-dit nommé Rietveld, j’entre dans le petit supermarché de l’endroit pour demander mon chemin, mais personne n’a jamais entendu parler de la Maison Schröder. Sales bouseux, va ! Mais bien sûr c’était moi qui m’était emmêlée les pinceaux ! La fin de l’histoire est que c’est la maison Schröder-Rietveld à Utrecht. En effet, la jeune veuve Schröder, passionnée d’art et tout ce qui est bon, se fit faire cette maison extraordinaire pour l’époque (et encore actuellement) par une bel ébéniste au nom de Rietveld.

Alors je me dit qu’il vaut mieux aller au centre-ville d’Utrecht, au moins pour chercher où dormir. Il y a des embouteillages monstres de camions sur l’autoroute, et en ville, les cyclistes sont rois. Je n’avais pas vu autant de vélos au feu rouge depuis Beijng en 1996. Et pour les voitures, c’est pire qu’à Paris ! Plus de place pour rouler. Je rentre alors l’adresse du Hi-Hotel (auberge de jeunesse local) que j’avais pris la peine de noter avant de partir. Flûte ! C’est à l’extérieur d’Utrecht. J’y arrive enfin sur le coup des 18h. Coup de chance ! C’est un adorable manoir en plein champs, décoré dans le style « chevaliers du Moyen-Age », mais avec cette touche de branchitude qu’ont les Néerlandais. Le jeune homme au comptoir (qui m’a indique de suite l’adresse de la Maison Schröder à Utrecht), me trouve un lit dans une chambre de 4 (déjà occupe par une femme et un homme). Comble de luxe pour une AJ : douche et toilettes dans la chambre. Et une vue à tomber par terre sur les champs tellement propres et bien entretenus qu’ils ressemblent à des pelouses. Et des vaches noir et blanches. De l’autre côte de l’AJ, une forêt séculaire avec des sentiers aménagés. Il y aussi une annexe, avec terrasse et pelouses (tondues par deux ânes) et d’innombrables petits canaux romantiques.

J’ai loupé le dîner dans le manoir (servi entre 18 et 19 heures), il faisait tellement beau et j’ai profité pour faire quelques photos. Je n’ai même pas eu le courage de retourner à Utrecht tellement la nature est belle ici. Demain sera un autre jour ! Mais le bar est ouvert, et il servent des salades composées et des soupes chaudes. C’est rempli de « locaux » comme le disent les tourist guides, les Néerlandais semblent être les seules à connaître ce « secret bien gardé ».

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