mardi 24 mars 2009

Vår i Paris


Etter en week-end i Fontainebleau, i utkanten av Paris, hvor de fleste huseiere holder på å grave i grønnsakshagene, begynner jeg og lengte mot nord... Slik som grågåsa på bildet som prøver vingene om de holder...


Paris, den 22 mars 2009

vendredi 30 mai 2008

Le merveilleux voyage de la grand-mère de Nils en Suède…

JOUR 10 - mardi 27 mai

Réveil au son des cloches au monastère de Vadstena. Sten est en effet au poste à 8 heures tapantes. Il me confirme que le marquage est plus avancé en Norvège qu’en Suède. Il connaît d’ailleurs mon cousin éloigné Arne Bakken qui était le premier « prêtre de pèlerinage » à Nidaros dans les années 1990. Il a également écrit plusieurs ouvrages sur cette cathédrale, la plus magnifique et la plus importante en Scandinavie.
Sur ce, je passe en coup de vent à la fabrique de verre soufflé de Vadstena, juste à côté du château, avant de mettre le cap au nord comme le jar domestique entraîné par les oies sauvages dans le « Merveilleux voyage de Nils Holgerson ». Juste avant l’arrivée à Sunne, dans le parc du magnifique domaine de Rottneros (celui de la « Saga de Gösta Berling »), on peut admirer un groupe de sculptures des femmes qui dansent sous les jets d’une fontaine (une image connue de Konserthuset à Stockholm) de Carl Milles, une sculpture du Norvégien Gustav Vigeland (connu pour le célèbre parc du même nom à Oslo), mais aussi une œuvre du Danois Kai Nielsen (que je croyais était uniquement illustrateur pour contes fantastiques) et des sculptures assez érotiques du Suédois Per Hasselberg, etc.
De l’autre côté du lac Fryken, se trouve Mårbacka, la ferme de l’écrivaine Selma Lagerlöf, l’auteur du « Merveilleux voyage de Nils Holgerson ». Il paraît qu’elle avait toujours rêvé d’avoir une grande maison blanche néoclassique (un peu dans le même style que le manoir Rottneros) au lieu de l’adorable petite « stuga » rouge, si typique de la Suède. D’ailleurs, il n’y a pas d’oies dans la grande mare aux canards, seulement un couple de paons dans l’enclos. Je crois bien qu’elle était un peu « stormannsgal » (folie des grandeurs), cette chère Selma, tout comme les propriétaires de Rottneros qui voulaient se rapprocher du roi. Quelle idée de faire un manoir néoclassiques avec une façade à colonnes et un parc à sculptures ici en rase campagne, si loin vers le nord ! Mais, on ne refait pas les Suédois.
J’arrive à 16h30, une demi-heure trop tard pour la visite guide de l’intérieur de la maison. Même si j’argue que je viens de Paris exprès pour visiter cette maison, on me dit que c’est trop tard, il n’y a rien à faire. L’heure c’est l’heure ! Et on ne plaisante pas avec ça en Scandinavie. Arriver 5 min. en retard, ici est très mal vu. Moi, je m’en fous finalement. Il me suffit largement de voir la maison à l’extérieur, de voir dans quelle région elle est située. La nature et les gens ressemblent déjà beaucoup à la Norvège et aux Norvégiens ici dans le Småland.
Puis, je repart vers le Klarälvdal (la Vallée de la Rivière claire) vers la frontière norvégienne, rivière qui est gonflée de la fonte des neiges en montagne. C’est très beau. Je trouver la route secondaire (en terre) qui mène vers la montagne où se trouve le chalet d’alpage transformé en auberge de jeunesse et où j’ai projeté de passer la nuit. La route grime sur la colline, entre les sapinières et les rochers. Je trouve enfin la ferme, mais il n’y a pas un chat. (ou plutôt une chèvre, car c’est une ferme de chèvres). Je redescend et reprend la route, espérant trouver une autre auberge de jeunesse. Il n’y a plus que des campings avec des chalets à louer. Comme il n’y a personne d’autre, on me propose seulement des chalets pour 2 ou 4 (avec le prix en conséquence). En plus, les emplacements n’ont rien de spectaculaire. Je me dit que j’en trouverais certainement un peu plus loin. Que dalle ! Je passe la frontière norvégienne, presque sans m’en apercevoir. La frontière entre la Suède et l’Union européenne est beaucoup plus visible. Ici, il y a juste un panneau disant qu’à un certain liu-dit à quelques km sur une route secondaire, se trouve un bureau des douanes si on à quelque chose à déclarer.
Le soir est déjà bien avancé à mon arrivée à Trysil (célèbre pour ses stations de ski alpin). Là il n’y a que de grands hôtels avec les prix des nuitées en conséquence. Que fais-je ? Où vais-je ? That is the question. Finalement, il ne reste que quelque 200 km pour arriver chez mon frère, à Telneset. Je me dit que je peux toujours dormir quelques heures dans la voiture si le besoin se fait sentir. De toute façon, les nuits sont de plus en plus claires à mesure que j’avance vers le nord. Je suit toujours la Klarälv qui devient la Trysilelv côté Norvégien, et qui vient du lac Femund. Les habitations sont de plus en plus clairsemés, je suis pratiquement seule sur la petite route qui devient complètement féerique dans cette lumière envoûtante de la nuit sur la montagne et qui se reflète dans les nombreuses mares comme autant de petits miroirs qui reflètent le coucher de soleil qui dures depuis 4 ou 5 heures. C’est tellement magique que je m’arrête de nombreuses fois pour prendre des photos. L’horizon se remplit de pics de montagnes couverts de neige et qui rosissent dans l’air cristallin. Tout ça se mirent dans l’eau. Il devient par contre de plus en plus froid de sortir de la voiture. Les arbres n’ont plus de feuilles. Les trous d’eau des tourbières sur le haut plateau se couvrent d’un voile de vapeur. On croirait voir danser les elfes. Il est minuit. Et il ne fait toujours pas noir, seulement cette clarté laiteuse des nuits du Grand Nord.
La route redescend dans la vallée d’Østerdal par Tolga. J’arrivée à destination vers minuit trente, un peu fourbue. J’ai fait plus de 700 km. Heureusement qu'un lit douillet m’attend.

Sur les chemins de la vie, la paix dans l’âme…

JOUR 9 - Lundi 26 mai

L’horloge sur le mur fait tic tac. C’est le seul bruit qu’on entend. Je viens de fermer la fenêtre, car il y a comme une petite fraîcheur dans l’air, même si le soleil toute la journée à encore été éblouissant. Je n’entends plus le chant des oiseaux, nombreux ici sur l’immense lac Vättern. Il est 20h30, le soleil tarde à se coucher.
Je suis complètement seule dans une des ailes du monastère de Sancta-Birgitta (St-Bridget en anglais, Sainte-Birgitta en français) où j’occupe toute un appartement très beau. Pour moi toute seule. Les fenêtres donnent sur le jardin de pommiers (conservation d’anciennes varietés scandinaves) et le jardin de plantes médicinales (dont près d’une dizaine sont toxiques – fallait bien que les sorcières au Moyen Äge aient de quoi pour se faire brûler sur le bûcher). Il règne une paix extraordinaire sur tout ce quartier comprenant l’église du monastère, le musée du monastère, le monastère des moines (reconverti dans un très bel hôtel), le restaurant chic et cher du monastère (qui a dû être le bâtiment des bonnes sœurs), les nouveaux monastère et église des sœurs qui, depuis 1936, ont repris du service. En effet, à la réforme en 1527 en Suède sous Gustav Wasa, l’ordre de Sainte-Birgitta fut interdit (tout comme les Franciscains, les Cisterciens, les Dominicains, etc.).
J’ai un peu de mal à comprendre comment ça marche aujourd’hui. Il y a parfois des messes Taizé qui ressemble plutôt à une secte. Mais tout le monde semble heureux que l’engouement pour les pèlerinages reprenne. En tout cas, au centre de pèlerinage, ils étaient ravis de m’accueillir en raison de mon credential (carte de pèlerin) qui comporte de nombreux tampons de monastères du chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Ils l’ont bien examiné, car ils vont en éditer pour les chemins ici menant à Vadstena et dont certains sont encore en cours de marquage. Ah ! quant je pense à cette pouffiasse de l’office de tourisme situé dans le château de Vadstena (que j’avais pris pour le monastère en arrivant) qui m’avait dit qu’il ne faillait pas compter sur un lit au monastère, parce que « tout est booké depuis des mois ! » Merci Martha, de l’expérience du Camino en Espagne !
Demain, avec un peu de chance, je vais voir Sten un « révérend de pèlerinage » qui pourra probablement m’entretenir de l’avancement du marquage des cheminsS de pèlerinage pour Nidaros (cathédrale de Saint-Olav à Trondheim en Norvège) qui passe par Klarälvdalen, justement le chemin que je vais prendre en voiture pour arriver à la frontière norvégienne.
Par contre, je viens de me rendre compte que j’ai dépassé le célèbre Rökstenen (la plus importante pierre runique de Suède) de quelques dizaines de km. Vais-je rebrousser chemin ? Je demanderai demain si c’est loin ou non. Sur ce, il est 22h30. Il ne fait pas encore noir, mais moi je vais dormiiir. Tic tac, tic tac… Boules Quiès !

Dimanche dans le skärgård suédois

JOUR 8 - 25 mai

J’avais dit à Clara que je ne passerais qu’une nuit dans sa maison, mais ce matin il fait si beau que je m’accorde une journée de repos. Depuis le rocher devant la maison où je prends un bain de soleil en lisant « Un pèlerin sur la mer » de Pär Lagerkvist (mon auteur suédois préféré et que j’ai trouvé dans l’intéressante bibliothèque de Clara), j’entends la radio de la cuisine qui passe la messe en suédois. Cela me rappelle les dimanches de mon enfance…
Dans les albums de photos (que Clara m’avait dit de feuilleter), j’ai trouvé des annotations d’un voyage de noces de ses parents en Norvège l’été 1949 (apparemment, il faisait aussi très beau en juin cet été-là). Ils descendaient la vallée d’Østerdal où je suis née…justement en 49 ! Le soir tarde de s’éteindre. Le chant des oiseaux redouble. J’ai mit un CD de Mozart pour leur faire concurrence. Et, au son d’ une « Petite musique de nuit », je vais me coucher avec Për Lagerkvist.

« To be or not to be », une matinée avec Hamlet

JOUR 7 - samedi 24 mai.
Toujours pas moyen d’alimenter mon blog, la réceptionniste me dit qu’il y a eu un grand incendie à Copenhague cette nuit (je jure, ce n’est pas moi ! – Tu te rappelles Stéphane, notre arrivée à Berlin une nuit de novembre en 1989, la rue de notre hôtel flambait…) et que cela a perturbé les connexions Internet.
Changement de programme :je n’ai pas le courage de retourner au sud de Copenhague pour prendre le fameux pont sur l’Øresund. Je prendrai un ferry d’ici , de Helsingør (Danemark) à Helsingborg (Suède). Les départs ont lieu toutes les demi-heures et il y a plusieurs compagnies.
Mais avant, retournons au château - selon la légende (cf Histoires tragiques du français Belleforest) - du prince danois Amlet. Le fantôme de son père qui crie vengeance erre sous la forme d’un spectre rouge sur les remparts. Il y a eu plusieurs représentations de la célèbre pièce de Shakespeare dans la cour du château dont l’un des plus célèbres acteurs fut Richard Burton.
L’entrée de la cour (magnifique) est gratuite, la visite de l’intérieur (dont on peut se passer) coûte 95 couronnes danoises (gratuit pour les journalistes). La visite des sinistres casemates sous le château (qui, dit-on, servit de charnier pendant les nombreuses guerres avec le voisin suédois), fait découvrir la statue de Holger Danske qui, selon la légende, était un géant danois fait prisonnier par le roi de France. Obligé de se battre dans l’armée française, il montra tant de bravoure qu’il fut finalement libéré. Il rentra alors au Danemark à pied, s’assied dans le casemates du château Kronborg où il s’endormit pour ne plus se réveiller que quand le pays est en danger.
Mais il est déjà midi et il faut quitter le charmant Danemark pour la Suède. La traversée en ferry ne prend que quelque 20 minutes et coûte 38 euros. Il y a une boutiques free-tax à bord pour les alcools car, malgré le fait que la Suède fait partie de l’Union européenne depuis belle lurette, l’alcool n’est toujours pas en vente libre dans le pays, traditions socialistes paternalistes obligent ! Passage sous le portique « Nothing to declare » de la douane et remonté vers Göteborg sans encombre.
Juste avant l’arrivée de la maison de Clara, toute une colline avec une pinède flambe. Mince alors, j’espère que sera le dernier feu sur ma route ! La petite maison de vacances se trouve dans le célèbre « skærgård » de Göteborg, c’est-à-dire la côte de rochers plats d’ailleurs excellents pour se faire dorer au soleil (qui ne m’a pas fait défaut depuis mon départ de Paris). Je m’installe et descend à pieds vers la mer, une charmante crique qui sert d’amarrage à quelques petits bateaux de plaisance. De nombreux petites cabanes rouges s’agrippent aux rocher, servent-elle aux baigneurs ou pour garder du matériel de bateaux ? Quelques garçonnets tout blonds jouent sur la plage et se baignent déjà. C’est le bonheur : Toute la nature resplendit, cela embaument le lilas, le sorbier oiseleur en fleurs. Le coucou chante. Quant je remonte à la maison, je dérange un daim qui était en train de brouter dans le buisson des lilas.

Une journée culturelle au Danemark

JOUR 6 - vendredi 23 mai

Je me suis dit que j’allais rattraper mon retard d’écriture ce matin avant l’ouverture du Musée Viking, mais je retourne dans une boutique de chaussures « Ecco » (très bien d’ailleurs) à côté de la cathédrale et ne peut résister à approfondir ma visite au pas de courses de la veille. Comme c’était peu de temps avant la fermeture, on ne m’avait pas fait payer l’entrée de 25 couronnes, mais qu’on me rappelle ce matin.

C’est une véritable nécropole de rois (Roskilde était la capitale avant qu’elle ne soit transféré à Copenhague), je retrouve l’origine de la photo de la reine Margrete 1 de mes livres d’histoire de classe quand j’étais petite. Elle était en effet également reine de Norvège et de Suède si ma mémoire est bonne. Puis, Harald à la Dent bleue qui christianisa le pays est représenté par une peinture sur le pilier sous lequel se trouve sa tombe. Il y a aussi une peinture murale de Saint-Olav de Norvège. Malheureusement, la chapelle funéraire de Christian IV avec sa statue faite par Bertel Torvaldsen est fermée pour restauration.

Puis, je suis déjà en retard pour le Musée Viking qui n’ouvre qu’à 10 h. L’entrée est de 95 couronnes (que l’on peut payer en euros ou en carte bancaire). Il est bâti autour de 5 bateaux viking datant de 950, et qui ont été coulés volontairement pour obstruer l’un des trois passages dans le fjord. Il a fallu un travail minutieux d’une vingtaine d’années (dans les années 1960) afin d’injecteur un produit dans le bois pour qu’il ne tombe pas en poussières en séchant. C’est joli, on voit la différence entre un « bateau long » (langskip) servant pour les attaques et les knorr et autres drakkars de transport de marchandises. Il y a tout un programme en cours avec des répliques comme le « Havhingsten » (l’Etalon des Mers) fait en Irlande (nouvelle tournée en mer cet été). Mais, il reste peu de choses des 5 bateaux d’origine, et c’est moins spectaculaire que les Bateaux Viking d’Oslo avec Osebergskipet qui avait servi de tombeau d’une femme viking de noblesse, et qui est une pure merveille.

Mais je prend de plus en plus de retard sur mon programme. Heureusement que l’île de Sjaelland (où est située Copenhague) n’est pas grande. Direction sur le quartier périphérique Valby de Copenhague où se trouve la célèbre brasserie Carlsberg. Le portail des Eléphants est toujours là, comme je me l’imaginais. A côté d’un très joli parc (avec une « maison norvégienne » à toit de chaume ! Quelle hérésie ! Ils sont fous ces Danois. Je sais bien que la Norvège n’était jadis qu’une pauvre province danoise, mais tout de même !).

Puis, rebelote pour la maison de Karen Blixen à Rungsted, sur le chemin vers Helsingborg. Heureusement que je suis copine avec la dame du GPS, sinon je n’aurais jamais trouvé. Visite très émouvante dans sa maison qui est resté telle qu’elle était avec les mêmes meubles que quand elle y rédigeait ses « Out of Africa », « Festin de Babette » et autres « Contes gothiques ». On y voit sa bibliothèques avec les auteurs dont elle s’inspirait, sa machine à écrire (une Corona), des pages dactylographiées annotées à la main, son dernier stylo à plume (un Mont-Blanc, svp !). Les terres du domaine est devenu une réserve pour les oiseaux, jolie image de liberté de penser, de voyager, d’aimer… Elle est enterrée dans la petite forêt, sous un chêne séculaire, avec une maison pour les oiseaux fixée sur le tronc.

Bon, assez de vieilleries ! Allons au Musée d’art moderne Louisiana. Une très complète exposition temporaire sur Cézanne et Giacometti. L’endroit est joliment situé au bord de la mer, dans un jardin verdoyant. Le bâtiment en lui-même est très bien conçu, l’espace et la lumière sont excellents car donnant sur l’extérieur dans une architecture très moderne. D’ailleurs, leurs expositions se montent également à l’étranger. Une exposition sur Jean Utzon (celui de l’Opéra de Sydney) s’exporte à Venise cet été.

Enfin (et il est déjà 18heures passées), je met le cap sur Helsingborg. Je n’arrive pas à entrer l’adresse de l’auberge de jeunesse dans le GPS. Me suis-je encore trompée ? Y a-t-il plusieurs villes du même nom ? Mystères et boules de gomme. Avant de comprendre que Ndre Havnegade veut dire Nedre (rue basse) au lieu de Nordre (rue nord). Putains d’abréviations ! Ca ne fait pas rigoler quand on est pressé.

Arrivée à l’auberge en question, d’adorables bungalows blancs très joliment situés en bord de mer. Je sort dans le jardin prendre l’air et, dans le lointain, je vois un magnifique château. Je l’avais oublié celui-là. Kronborg, le château de Hamlet. J’y fonce en voiture pour faire des photos (il est déjà 20 heures), heureusement que le soleil se couche de plus en plus tard à mesure que je monte vers le nord. Entouré de deux immenses douves et autant de murailles défensives, il domine la rade. Est-il aussi inquiétant que dans mon imagination ? Oui et non (cf photo).

Le chemin le plus court vers Copenhague…

JOUR 5 – jeudi 22

Je suis partie très tôt, vers 8h 30 et j’ai foncée vers Flensburg (que j’avais indique à ma copine du GPS, histoire de voir combien de kilomètres avant la frontière avec le Danemark. C’est d’ailleurs le chemin que l’on a toujours pris pour aller en Norvège. Puis quelques dizaines de kilomètres avant Flensburg, j’entre Roskilde afin d’éviter d’entrer dans la ville… Malheur ! La dame du GPS m’indique de retourner vers Lübeck… Je n’y comprends rien. Puis, je m’arrête pour regarder quand même la carte. Bien sûr, le chemin le plus court pour Copenhague, donc Roskilde, est de prendre le ferry à Puttgarden. J’ai dû faire 200 km pour rien ! Mais je suis tout de même contente de prendre un autre chemin qui à partir de Kiel passe par des chemins champêtres pour passer d’île en île avant d’arriver au terminal de ferries à Puttgarden.

Je crois que les départs se font toutes les demi-heures. En tout cas, la traversée prend 45 minutes – juste le temps de manger sur le bateaux, au soleil qui est toujours aussi radieux – et coûte 61 euros pour moi et « Titine ».

Arrivée au Danemark, c’est toujours aussi joli avec de grosses fermes. Puis je reconnais l’église blanche d’Utby au loin - très caractéristique avec son pignon triangulaire hanséatique exactement comme dans le « Merveilleux voyage de Nils Holgersson ».

En possession de l’adresse exacte de l’auberge de jeunesse à Roskilde, ma copine (à nouveau) du GPS m’y amène directement. Celle-ci est situé sur le port de plaisance, juste à côté du Musée des bateaux Viking. Avec toutes ces pérégrinations, c’est déjà l’après-midi, et je fonce à pied, à travers le très joli parc de la ville qui aboutit à la Cathédrale de Roskilde. Je fais un premier tour d’une demi-heure avant que l’église ne ferme.

Au retour sur le port, il y a un petit défilé de motards qui exhibent leurs grosses machines (comme il y a 40 ans )… et j’ai l’impression que la plupart datent de la même époque ! A l’auberge, la réceptionniste me prête gentiment un câble pour que je puisse aller sur Internet autant que je veux. Donc je passe des heures à importer des images sur mon blog. Au retour dans ma chambre, ma compagne de chambrée dorment déjà (je n’ai vu que sa valise sur roulettes), donc pas moyen d’écrire. Elle est partie le lendemain à 5h30.